Pour la rentrée, l’Arbitre du Mois est l’AFO1 Julie Colin, du club d’Avoine, qui a eu un été très actif avec l’Open International d’Avoine et le Championnat de France.

Quel est ton parcours d’arbitre ?

J’ai commencé l’arbitrage un peu par hasard en 2016 en tant que jeune arbitre pour l’équipe de mon collège en UNSS. Ca a été une bonne première expérience et j’ai réitéré l’expérience l’année d’après où nous sommes allés jusqu’au championnat de France et où j’ai obtenu le titre d’arbitre jeune niveau national.
Ce titre m’a permis d’avoir le titre d’arbitre fédéral jeune au début de l’année 2018 le temps de connaître la marche à suivre.
Suite à ça je suis passé AFC l’année de mes 16 ans, puis AFO1 à 19 ans avec l’interlude COVID 19 et début des études supérieures. A la fin du mois de novembre je devrais avoir le titre d’AFO2.

Quel est ton meilleur souvenir d’arbitre ?

Même si cela ne fait que 6 ans que je suis arbitre fédérale j’ai eu la chance d’arbitrer beaucoup d’évènement différents, en allant de l’UNSS où mon équipe a fait un podium et un titre donc cela reste de très bons souvenirs et c’est comme cela que j’ai pu commencer l’arbitrage.
J’ai déjà eu la chance d’arbitrer 2 championnats de France qui sont de très gros tournois où on peut rencontrer beaucoup d’arbitres d’horizons différents ce qui permet un partage d’expérience plus large qu’avec les arbitres locaux.
Je pense tout de même que mon meilleur souvenir en tant qu’arbitre est le premier tournoi que j’ai arbitré comme arbitre principale. C’était le championnat régional jeune de la ligue CVL en 2022, c’est un tournoi avec une signification particulière car c’est le championnat jeune de ma ligue depuis que je joue aux échecs et que j’ai pu jouer plusieurs fois aussi.
De plus c’est un tournoi qui m’a permis de prendre beaucoup d’expérience en seulement quelques jours, ça a été une vraie prise de confiance pour moi.
Je remercie mon DRA de m’avoir choisie comme arbitre principale et s’être mis comme adjoint pour pouvoir intervenir en cas de problèmes que je ne réussirais pas à gérer (par exemple avec les parents).

Quels sont tes projets dans l’arbitrage ?

J’ai envie de progresser au maximum dans les titres d’arbitres, le prochain étant AFO2, mais cela ne va pas tarder à arriver, il me reste plus qu’à attendre les 2 ans d’AFO1 (autrement dit un peu moins de 3 mois).
Je me suis donc inscrite au séminaire FIDE en mai et j’espère faire mes normes d’arbitre FIDE au plus vite pour pouvoir arbitrer le tournoi d’Avoine (tournoi international de mon club au mois de juillet) comme arbitre principale.
J’ai aussi hâte de pouvoir délivrer des ASP et de façon générale pouvoir arbitrer avec des arbitres jeunes pour participer à leur formation.
Dans cette même dynamique, j’aimerais beaucoup faire partie de l’équipe de supervision au championnat de France UNSS, la boucle serait bouclée.

Quel(s) argument(s) as-tu pour inciter quelqu’un à devenir arbitre ?

Devenir arbitre ça prend seulement 4 jours pour être AFC , et ça permet déjà une vraie connaissance des règles du jeu et du jeu d’échecs en compétition. Savoir réclamer une nulle correctement ou écrire correctement une composition d’équipe qui n’en rêve pas ?
De façon générale, on a toujours plus à gagner à connaître le règlement. En plus être arbitre ça permet d’arbitrer les matchs d’interclubs et c’est une vraie aide pour les clubs ! Sans arbitre pas de tournois et sans tournois pas de joueurs de compétitions !

La semaine dernière j’ai pu arbitrer le championnat de France, c’était la deuxième fois que j’ai eu cette chance, en plus en étant arbitre principale ! L’équipe d’arbitre était vraiment incroyable et j’ai hâte de tous les revoir au plus vite, que ça soit en arbitrant en Ile de France, ou pour plusieurs les retrouver en mai pour le séminaire FIDE, parce que l’arbitrage c’est une vraie famille qui partage les expérience en tournoi, les repas le soir, les blagues pas très drôle des DRA, et même les virus qui circulent dans les montagnes.

En ayant commencé l’arbitrage assez jeune (à 14 ans), j’ai beaucoup évolué tant du côté de l’arbitrage mais aussi humainement car c’est une période où on se construit beaucoup vis à vis du monde extérieur. Au fur et à mesure de mes arbitrages j’ai pris beaucoup d’expériences, en gestion du stress par exemple, à force d’événements en temps limité (vérification des prix par exemple), prise de parole en public, lors des premiers arbitrages je devais écrire ce que je voulais dire le faire vérifier par d’autres arbitres, j’avais peur au moment de prendre la parole, je parlais trop vite, sans vraiment articuler, toutes les informations n’étaient pas toujours bien comprises, au fur et à mesure j’ai pris confiance et j’arrive à prendre la parole sans soucis, au point que les personnes qui ont l’habitude de me voir remarquent la différence, par exemple au championnat de France j’ai répondu à des questions pour le bilan vidéo d’une journée et tout le monde m’a dit que je parlais très bien et que je pourrais faire de la radio (chose impensable il y a 3 ans).
L’arbitrage permet aussi de travailler en équipe, bien mieux que ce que l’on peut apprendre au cours de la scolarité. Bref pour moi l’arbitrage est une vraie école de la vie où j’ai appris énormément en 6 ans, c’est pour ça que j’encourage beaucoup les jeunes à se tourner vers l’arbitrage et que j’adore arbitrer avec eux, et que j’adore aussi arbitrer avec des personnes plus expérimentées pour pouvoir partager les expériences de vie.

Extrait video CDF Alpe d’Huez :

https://youtu.be/7JIFu0OmR7Q?feature=shared&t=38


Merci Julie et Bravo pour ta motivation qui donnera certainement à d’autres l’envie de se lancer dans l’arbitrage !

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